« On remarque que la discipline historique n'est pas tellement valorisée dans la société. »
L'état actuel des choses
Depuis quelques années, l'enseignement de l'histoire a beaucoup changé au Nouveau-Brunswick. Autrefois, il s'agissait de connaître les dates et les faits historiques. Maintenant, le programme cherche plutôt à amener l'élève à comprendre le monde dans lequel il vit, de se construire une vision de l'histoire et finalement, de développer sa conscience citoyenne. Il s'agit de l'amorce d'un nouveau paradigme dans l'enseignement de l'histoire. Néanmoins, les enseignants favorisent encore et toujours le par-coeur, étant donné que c'est ce modèle qu'ils ont vécu. Il leur est difficile de faire le saut vers ce nouveau paradigme.
Plusieurs ressources pédagogiques ont été mises à la disposition des enseignants. Toutefois, celles-ci ne sont pas utilisées à leur plein potentiel. Mentionnons les visites au musée. De moins en moins, les classes en font la visite.
Aussi, on remarque que la discipline historique n'est pas tellement valorisée dans la société. Elle est à l'ombre des évaluations communes (en math, en français et en anglais) et des tests internationaux (comme PISA). De plus, les élèves ont idée qu'il n'y a pas tellement d'emplois disponibles dans le domaine. Or, cette idée est alimentée par les différentes coupures dans le domaine qui se font de jour en jour par le gouvernement fédéral. Bref, la question de la représentation de l'histoire et ses sciences connexes comme profession n'est pas au mieux de sa condition.
Écarts dans la formation
Pour enseigner l'histoire dans le système public, il ne suffit pas d'être historien. C'est bien, mais il y a quand même un minimum de requis.
Il y a cependant un écart. Or, dans le cas acadien, les futurs enseignants du primaire sortent de l'université avec seulement un cours en histoire, où ils ont le choix entre un cours d'histoire acadienne et un cours de civilisation gréco-romaine. Dans le contexte du programme d'études actuel, ils sont demandés d'enseigner l'histoire gréco-romaine, l'histoire acadienne, l'histoire égyptienne ou mésopotamienne, ainsi que le Moyen Âge et la Renaissance, sans oublier l'histoire de l'Acadie. Aussi, beaucoup d'enseignants du secondaire manquent de cours dans certains domaines qui sont enseignés à l'école, mais la lacune est moins prononcée.
À ce problème, la reconfiguration des programmes devrait s'y attaquer prochainement. De plus en plus de moments de discussion, entre les didacticiens, les pédagogues et les historiens de l'Université de Moncton permettront le développement d'un programme plus prononcée.
Un nouveau paradigme
Mais où se situent les tendances nouvelles et les technologies dans l'enseignement de l'histoire? Bien que du progrès considérable eût été réalisé au cours des années, nous avons besoin d'encore d'autres changements. Quel paradigme devra-t-on adopter pour l'enseignement de l'histoire? Devrait-on focaliser sur l'acquisition de connaissances générales, sur l'approche critique et citoyenne ou faire un meilleur équilibre entre les deux? Comment pourra-t-on y arriver? Bref, cela mérite réflexion.
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Pour ceux et celles qui voudraient consulter un résumé détaillé du colloque de la Société historique acadienne, cliquez sur le lien suivant : http://note.io/Z8WeTo.
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