mercredi 27 mars 2013

Quelques réflexions sur les TIC

La semaine dernière, le conseil étudiant de la Faculté des Sciences de l'éducation de l'Université de Moncton avait organisé son 3e café pédagogique qui avait comme thème Les TIC en salle de classe, pour ou contre? Or, ce café, où une dizaine d'étudiants ont participé, m'a donné l'heure juste sur les perceptions qu'ont les futurs enseignants et enseignantes sur le sujet.
« Comment ne pas rendre esclave l'humanité avec les TIC? [...] Nous pouvons y arriver, avec l'enseignement de la pensée critique. »


Résumé du café

Divers points de vue ont été partagés par les gens présents. Tout d'abord, la plupart des participants avaient des points de vue partagés. En général, on était pour les TIC, mais dans un usage limité. Pour les avantages, la plupart des étudiants ont mentionné la valeur ajoutée qu'elles nous offraient pour les apprentissages et le potentiel pour les élèves en difficulté comme moyen d'appui. 

Quant aux inconvénients mentionnés, la fameuse cyberdépendance a été cité. Autrement dit, on a mentionné le problème des élèves qui ne peuvent pas se passer de leurs gadgets, si ce n'est que quelques minutes. Par exemple, les élèves qui s'envoient constamment des textos, même la nuit, ce qui leur empêche de dormir.

En somme, les participants ont mentionné que les TIC étaient une approche parmi tant d'autres. Ils ne sont toutefois pas contre, mais ils sont en faveur, au bon moment toutefois.

Quelques grandes réflexions

Une grande question qui selon moi résume toute mes questions est le fait de se demander comment ne pas rendre esclave l'humanité avec les TIC. J'ai une réponse à cela. Nous pouvons y arriver, avec l'enseignement de la pensée critique. Comme finalité, on devrait amener l'élève à se servir des TIC  de façon adéquate, au bon temps et au bon moment. Pour ce faire, il faut exposer l'élève à une variété de poins de vue, de façons de faire ainsi qu'aux conséquences qui y sont associées.

Autre réflexion, peut-on remplacer l'enseignant par un outil TIC? Je pense que non, car ce dernier a un rôle affectif qui ne peut être comblé par une machine. Toutefois, on peut facilement se servir des TIC pour remplacer des unités d'enseignements, surtout pour les élèves absents ou en difficulté. La pédagogie inversée (ou classe inversée) en est un exemple.


Autre élément, on dit souvent que les TIC diminuent la qualité de la communication entre les gens. C'est vrai et faux en partie. En fait, il ne faut pas remplacer le face-à-face scolaire par la communication en ligne. C'est une composante importante où l'élève doit apprendre à s'exprimer par le langage et le paralangage (non-verbal). D'un autre côté, les TIC permettent de rapprocher l'école de la communauté et du monde. On peut facilement utiliser le blogue pour informer les parents ou la communication à distance dans le but d'apprendre une langue. Or, ces possibilités ne sont disponibles que tout récemment et permettent de faire des apprentissages de qualité.

En bref, la technopédagogie est une forme d'apprentissage-enseignement qui permet de faire de grandes choses, si elle est utilisée à bon escient. Comme le disait Lucie Pearson, technopédagogue au District scolaire francophone Nord-Est (Nouveau-Brunswick, Canada), l'usage des TIC en salle de classe amplifie la compétence ou l'incompétence de l'enseignant. Autrement dit, un bon enseignant deviendra un meilleur enseignant, tandis qu'un mauvais enseignant sera un pire enseignant avec les TIC. Alors, jugement et pensée critique s'imposent!

2 commentaires:

  1. Plusieurs termes nous pousseraient à réagir longuement mais il y en a un qui sort du lot :"cyberdépendance"
    Le problème provient de wikipedia qui nous conditionne à croire qu'il existe une seule technique d'association d'idée. De ce fait je pense qu'aujourd'hui le role de l’enseignant est d'apprendre à apprendre à reconnaître les dangers, en d'autres mots de permettre aux élèves de garder leur jugement pour pouvoir évoluer. Le savoir technique change, mais pas le bon sens.
    Cordialement

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  2. C'est vrai, car le fait de présenter plusieurs visions, plusieurs points de vue, plusieurs opinions permet à l'élève d'exercer sa pensée critique et son jugement. Il faut qu'il apprenne qu'il n'y a pas la vérité, mais les vérités.

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