Les débuts de l'intégration des TIC en classe - 3e à 6e année
« De plus en plus, les enseignants se servaient des technologies comme moyen d'apprentissage, mais trop souvent ils ne faisaient pas un lien concret avec leur programme d'étude. »
En 1996, l'école avait aménagé une salle d'ordinateurs et avait assigné un mot de passe et un nom d'utilisateur à tous les élèves de l'école. Nous avions parfois des périodes d'ordinateurs, où nous pouvions jouer des jeux éducatifs. Néanmoins, ces jeux n'étaient pas utilisés comme contenu d'apprentissage en tant que tel. Il s'agissait plutôt de périodes de privilèges. Cela ne changera pas avant la 7e année. Néanmoins, les TIC semblent être de plus en plus populaires à l'extérieur de l'école, notamment dans les camps d'été.
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| Logiciel Project Builder |
Un camp d'été, Imaginère, à Escuminac, au Québec, m'avait offert une formation de base avec les TIC. Offert au travers l'école, il donnait notamment des cours de Project Builder aux jeunes. Ce programme offrait une interface en langage LOGO, où les jeunes devaient programmer des objets pour créer des animations.
Un autre camp d'été auquel j'ai participé est celui de la conception de page web. Au travers l'Université de Moncton, j'ai appris à programmer en HTML directement au travers des logiciels de traitement de texte de base (c.-à-d. Notepad). Cela se limite notamment au Web 1.0, étant donné que ma formation date de 2000. Cette formation me servira grandement dans les années à venir. Nous en reparlerons.
Réflexion
On voit donc un progrès dans l'utilisation des TIC en salle de classe. De plus en plus, les enseignants se servaient des technologies comme moyen d'apprentissage, mais trop souvent ils ne faisaient pas un lien concret avec leur programme d'étude. Avaient-ils reçu de la formation depuis quelques années? Quelle était la base de cette formation? Quels objectifs, mis à part la mathématique avec le langage logo, pouvait-on atteindre avec les TIC à la mode?

Ce billet m'apporte à me souvenir d'un autre moment important dans le développement de l'intégration de TIC à l'école. Dans les années 1980s, alors que les ordinateurs faisaient leur entrée massive dans nos salles de classes, un concept de programmation comme deuxième littératie a été introduit par les chercheur dont l'académicien russe Andrei Ershov qui mentionnait en 1981 qu'apprendre à programmer permet non seulement d'écrire les codes, mais aussi raisonner sur comment la machine va fonctionner et prévoir le résultat. Ces habiletés, selon lui, doivent être développées chez tout citoyen d'une société moderne (Programming, the second literacy.
RépondreSupprimerErshov, A P
AEDS MONITOR. Vol. 20, no. 4-6, pp. 7-11. 1981)
La valeur ajoutée de TIC comme outil de développement intellectuel d'une personne a été conceptualisée dans les travaux de Saymour Papert (http://www.papert.org/), un chercheur américain, qui a participé au développement du langage LOGO dans les années 70-80 dont parle Rémi dans son billet, le premier langage de programmation destiné spécifiquement aux enfants dans les buts d'enseignement/apprentissage. Papert est l'auteur d'une théorie d'apprentissage nommé constructionnisme ayant ces racines dans la théorie de Piaget. L'invention de blocs LEGO permettait d'introduire les idées de robotique et d'intelligence artificielle chez les jeunes, un exemple de ces pratiques innovatrices se trouve dans le cybercarnet du Centre d'Apprentissage du Haut Madawaska (http://cahm.elg.ca/)
Je peux comprendre l'utilisation du langage LOGO. Je ne suis pas didacticien des mathématiques, mais je peux voir comment il est utile, notamment pour la question du plan cartésien et dans l'apprentissage des directions (gauche, droite, etc.).
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